SEMESTRE 2 : Illustration en 3D OU Vidéo au choix avec Christophe BOUDER et Laura GOZLAN
Résumé de section
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Lors de l'inscription pédagogique de début du second semestre, vous choisirez un atelier parmi les 2 ci-dessous :
1. Illustration 3D (C. BOUDER)
________________________ FICHE DE COURS – 2025-2026______________________
Nom et prénom de l’enseignant·e : BOUDER Christophe
Titre du cours : illustration en 3D
Sous-titre du cours : Mise en place et finition d’un projet d’illustration en 3D.
Prérequis pour les étudiant·es : Avoir suivi le cours du premier semestre.
Contenu détaillé du cours : Le cours sera dédié à l’élaboration et la mise en œuvre d’un projet personnel en lien avec le cours d’illustration de Evelise Millet. Les projets développés pourront être des animations ou des images fixes ou encore des environnements virtuels à visiter.
Références bibliographiques et/ou webographiques :
Le site de l’éditeur de Blender : https://www.blender.org/
L’adresse de la documentation en ligne : https://docs.blender.org/manual/en/latest/Méthode d’enseignement : Atelier pratique et démonstrations.
Objectifs du cours : Développer un univers graphique personnel en 3D et faire aboutir ces développements en un objet fini.
Connaissances et/ou compétences transmises grâce à ce cours : Manipulation d’un logiciel de création 3D. Approfondissement des notions liées aux images numériques. Méthodologie de projet.
Modalités et critères d’évaluation : Implication, présence et suivi des différentes étapes. Qualité du rendu final.
Dates ou période pressentie des rendus pour les étudiant·es : En fonction de l’emploi du temps, après un délai de deux à trois semaines après le dernier cours.
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2. VIDEO / Sous l'image, la machine (L. GOZLAN)
________________________ FICHE DE COURS – 2025-2026______________________
Nom et prénom de l’enseignant·e : GOZLAN Laura
Titre du cours : Sous l’image, la machine
Sous-titre du cours : Tournage et Post-production
Nom de la ou du technicien associé : Eddy Manerlax, Camillo Bayter, Cécile Orthola-VanHove
Prérequis pour les étudiant·es : Aucun prérequis, si ce n’est peut-être quelques notions de prise de vue en vidéo. Il s’agit surtout d’être ouvert·e au travail devant et derrière la caméra, aux temps collaboratifs, aux arpentages de films.
Contenu détaillé du cours : Le cinéma construit des mondes, mais il lui arrive parfois de révéler la structure même qui soutient cette construction. Lorsqu’un film expose son dispositif — plateaux visibles, caméras intrusives, narration assumée — il transforme la représentation en espace d’analyse. Ce geste n’a rien d’un effet de style : il engage une manière de penser la fiction, le regard et les mécanismes du pouvoir. Il en va de même en performance : dès lors que le corps agit dans un espace où les règles et les conditions de fabrication restent perceptibles, l’image devient le résultat d’un protocole plutôt qu’une illusion. Ce qui compte n’est plus seulement ce qui est montré, mais la manière dont ça prend forme.
Certaines œuvres s’appuient précisément sur ce dévoilement du dispositif. Dans Dogville, Lars von Trier choisit un plateau nu comme principe de mise en scène. Les lignes tracées au sol, la frontalité, l’absence de murs et la réduction extrême des objets empêchent toute immersion réaliste : l’espace devient une maquette des relations, un laboratoire où les comportements s’observent plutôt qu’ils ne s’enrobent de réalisme. Cette exposition du dispositif n’est pas un jeu formel ; elle permet au film de rendre visibles des structures de domination qui, dans un cadre naturaliste, seraient neutralisées.
Peter Watkins, dans une démarche aussi différente que radicale, déplace ce dévoilement vers le documentaire. Ses films reposent sur des reconstitutions, des entretiens impossibles, une caméra intrusive et la participation d’acteurs non professionnels. Rien n’y est présenté comme une prise directe sur le réel : la fabrication du film fait partie du film. Watkins transforme la scène documentaire en dispositif critique, qui met en crise les institutions filmées en exposant leurs logiques de pouvoir.
Joan Jonas explore cette même logique depuis la performance. Dans Songdelay ou Vertical Roll, l’espace devient un champ d’action où gestes, répétitions, adresses directes à la caméra et déplacements construisent une image en train de se faire. Le dispositif est corporel autant que spatial: la caméra ne se contente pas d’enregistrer, elle participe activement à la relation. Montrer la fabrication du geste — ses règles, son cadre, son rythme — devient une façon de questionner les conventions de la représentation et la manière dont le corps y est engagé.
Ces références forment l’arrière-plan du workshop qu’on mènera pendant cinq jours dans l’auditorium. On transformera cet espace scénique en laboratoire pour tester l’effet des dispositifs sur les images. Il s’agira d’explorer l’usage visible du plateau, de travailler des gestes performatifs qui révèlent leur propre construction et de mettre en lumière les règles, les contraintes ou les protocoles qui organisent chaque prise de vue.
Chaque groupe réalisera un court film expérimental pensé comme une réflexion active sur ces enjeux. L’objectif n’est pas de raconter une histoire, mais de comprendre comment un plateau, un corps ou une caméra — lorsqu’ils sont rendus visibles — deviennent des outils critiques. L’auditorium sera abordé non comme un décor, mais comme un espace d’essai où l’image peut révéler sa construction et susciter une pensée.
Chaque séance commencera par la découverte d’une œuvre projetée en grand format, afin de nourrir et d’orienter les expérimentations du jour. Les films en cours réalisés par les étudiant·e·s seront également projetés en fin de semaine, toujours en grand, pour permettre une analyse collective.
Références bibliographiques et/ou webographiques :
Culloden, Peter Watkins, BBC, Royaume-Uni, 1964, 69 min.
La Commune (Paris, 1871), Peter Watkins, 13 Productions / La Sept-Arte, France, 2000, 345 min.
Dogville, Lars Von Trier, 2003
Songdelay, Joan Jonas, 1973
https://ubu.com/film/jonas_songdelay.html
Vertical Roll, Joan Jonas, 1972
https://ubu.com/film/jonas_vertical.html
D’autres références et extraits filmiques seront ajoutés pendant l’atelier.
Méthode d’enseignement : Atelier
Objectifs du cours : Réaliser un film expérimental en activant le plateau comme dispositif et en rendant visibles les gestes qui produisent l’image.
Connaissances et/ou compétences transmises grâce à ce cours :
- Expérimenter devant et derrière la caméra.
- Appréhender la dimension physique et collaborative du tournage, notamment en studio (expérimentations optiques, lumière, cadre).
- Explorer différentes écritures à travers le projet, le tournage et le montage image et son.
- Mettre en dialogue sa pièce avec d’autres propositions pour repérer une écriture propre.Modalités et critères d’évaluation : 50% contrôle continu (assiduité, investissement, travail collectif) et 50% pour le rendu (prise de risque, précision, pertinence)
Dates ou période pressentie des rendus pour les étudiant·es : Avril/Mai 2026